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Insigne du Mans Le Quartier Paixhans, l'E.M.P.T., Les AméliorationsInsigne du Mans

 

Le quartier Paixhans avant l'E.M.P.T.:

            Après la guerre l'E.M.P.T. de Tulle ne suffit plus à former le nombre de sou-officiers techniciens que demande une armée moderne. Il convient donc de l'agrandir. En 1947 le choix est fait d'ouvrir une annexe de cette école au Mans.

            En effet il existait dans cette ville un ensemble de casernes qui avaient abrité des régiments d'Artillerie. L'une d'elles, le Quartier Paixhans(1), était destinée à un régiment d'Artillerie hippomobile. Les 31° R.A. avant la guerre de 14-18 et 106° R.A.L.D. entre les deux guerres s'y étaient succédés. La structure de ces régiments avait imposé à son concepteur de créer un quartier vaste et disposant de nombreux bâtiments de plain-pied, pouvant recevoir les écuries, hangar et divers ateliers (2) Cet ensemble se prêtait donc bien à accueillir les équipements de l'enseignement technique de la future E.M.P.T. Surtout que sévissait déjà dans ce quartier, le C.O.I.M. comme nous l'avons vu précédemment.

(1)     Général qui, en 1841, présentait déjà des munitions à charge creuse et inventa l'obusier. Le quartier Paixhans fut construit en 1880.

(2)     N'oublions pas qu'a cette époque, les missions techniques étaient assumées par l'Artillerie. Le Matériel ne voyant le jour comme service autonome que le 25 août 1940 en zone libre (décret-loi paru au journal officiel du 28 août 1940).

 

 Le quartier Paixhans sous l'E.M.P.T.:

L'E.M.P.T. s'installe dans des locaux relativement en bon état. Les installations s'amélioreront progressivement selon les possibilités financières.

Devant le nombre de plus en plus important d'élèves il fallut aménager les possibilités d'accueil. Les cuisines et les salles à manger furent regroupées et implantées dans des bâtiments inoccupés qui abritaient jadis des écuries pour l'Artillerie.

Avant         Aprés

Une salle de cinéma de mille places est aménagée dans l'ancien manège et vers 1966 les études pour la construction d'une piscine sont entreprises, mais ce projet n'aboutira pas faute de moyens.

Le gymnase, qui n'avait plus de toit en 1947, est inauguré le 13 février 1969 et porte le nom de Jean RADEAU, brillant élève de la promotion 46-50, tué au combat le 1er janvier 1957 en Algérie.

C'est à l'intérieur de ce gymnase qu'eurent lieu les rassemblements A.E.T. comme la cérémonie de fermeture de l'Ecole le 22 juin 1985 et le cinquantenaire de l'ouverture de l'Ecole le 3 mai 1997. 

 

 La scolarité et son évolution:

 

        En 1947 le concours d'entrée est proposé aux élèves qui sont en 5ème ou en classe du Certificat d'étude nés entre juillet 1933 et juin 1934. Les candidats admis à l'E.M.P.T. suivent la 1ère année un niveau équivalent à la 4ème et la durée de leur scolarité est de quatre années.

        Une classe de 5ème est créée en 1952. A compter de cette même année les élèves sont orientés en fin de quatrième soit vers la Section Technique qui les conduira vers le baccalauréat et les Arts et Métiers soit vers la Section Industrielle, mécanique ou électricité,  auquel se rajoutera la technologie automobile, débouchant sur le diplôme d'élève breveté. Dans cette Section, on trouvera plus tard deux branches, l'une menant au Brevet d'Etude Industrielle et l'autre menant au Certificat d'Aptitudes Professionnels.

        Une classe de 6ème créée en 1965 n'existera que trois années.

        Une Corniche Science est ouverte en 1957 et fermée en juillet 1963, puis réouverte en 1970.

        A partir de 1967 s'ouvre parallèlement aux techniques une filière « C » visant les grandes Ecoles Scientifiques.

        L'idée de faire présenter le concours d'entrée aux Arts et Métiers à des élèves venait d'un besoin de l'Armée de Terre et surtout du Matériel en officiers et en ingénieurs, mieux formés scientifiquement que les officiers issus d'une voie militaire classique. (N'oublions pas que dans ces années, le Matériel était un Service et que beaucoup de ses Officiers n'avaient pas le statu d'Officier des Armes mais étaient des Ingénieurs).

        Les quatre premiers élèves reçus aux Arts et Métiers sont issus de la promotion « Forge et Trempe ». Ils seront suivit par plus de deux cents autres.

        En 1971 le concours d'entrée se passe en 4ème et les élèves rentrent en classe de 3ème. Ce cycle sera maintenu jusqu'à la fermeture de l'Ecole le 22 juin 1985.

        Une sélection se fera à l'issue de la seconde. La filière Industrielle se modifiera peu à peu en spécialités plus axées vers l'automobile : électricité et mécanique auto.

 

L'E.M.P.T. du Mans a reçu 35 promotions et formé 7 000 élèves, 6% ont réussi une Grande Ecole :

210 les Ars et Métiers ;

5 Polytechnique ;

117 Saint-Cyr ;

10 l'Ecole Naval ;

38 l'Ecole de l'Air ;

10 l'Ecole Nationale Supérieure des Ingénieurs des Etudes et des Techniques d'Armement ;

et quelques élèves seront reçus au concours d'entrée de l'Ecole du Service de Santé des Armées.

 

Ces résultats sont dus à la qualité de l'enseignement, des enseignants, et en particulier au premier d'entre eux le P.P. Dès l'ouverture de l'Ecole M. BOURRIER souhaitait que les élèves reçoivent une formation générale et technique de bon niveau.

Les premières promotions, et en particulier la 46-50 et le 47-51, servirent de test au Commandement qui fera, par la suite, évoluer progressivement l'Ecole.

Enfin il faut noter que parmi les élèves qui se sont engagés nombreux ont accédé à l'épaulette par le biais de concours ou sortis du rang. Ceux qui ont fait carrière comme sous-officiers se sont distingués par leur compétence et leur valeur militaire. C'est parmi eux que l'on trouve les noms des « Morts pour la France ».

D'autres anciens élèves après un passage plus ou moins long dans les Armées se sont reconvertis dans le milieu civil, ont poursuive parfois des études supérieures de qualité et ont tenu des postes important dans l'Industrie, le commerce, l'administration, les transports, l'aéronautique etc.

Cette évolution incontestablement liée à la ténacité de Monsieur BOURRIER qui deviendra le Proviseur de l'Ecole lorsque celle-ci deviendra Collège Militaire, l'est aussi il faut le reconnaître due à la qualité du Corps enseignant, aux transformations du système éducatif dans notre pays et, bien entendu, au désir des élèves d'accéder à la connaissance de haut niveau.

 

 La Chapelle:

         La présence à la messe était quasi obligatoire ; seul les malades et les élèves ayant une autorisation parentale étaient dispensés ; ces derniers exécutaient, alors, pendant la durée des offices des travaux d'intérêt général. (Mis à par les petits malins qui se planquaient dans les WC pour essayer d'être mieux placé pour l'entrée au réfectoire après la messe !).

 

Lors de la création de l'Ecole, et durant plusieurs mois les élèves allaient à la messe à l'église Sainte Jeanne d'Arc de Coëffort située à proximité de l'Ecole.

 

Bien vite le Commandement fit aménager une Chapelle à l'intérieur du Quartier. Les objets du culte furent prêtés par des ecclésiastiques du Mans. Le mobilier rudimentaire du début fut remplacé et les techniciens de l'Ecole construisirent les lustres avec les anciennes chaînes des écuries du 106ème Régiment d'Artillerie.

 

En 1954, l'Ecole s'étant agrandie, il fallut édifier une nouvelle chapelle. De nombreux projets furent étudiés puis abandonnés faute de crédits.

Au début de 1956 l'emplacement définitif fut décidé. Le père Max ouvrit une souscription auprès des élèves, des A.E.T. et des familles, afin d'aider aux frais de construction et d'aménagement intérieur ; tous répondirent très généreusement.

La chapelle du début avec le père Max                 La nouvelle chapelle avec le père Max

Les travaux commencèrent le 20 mars 1956, le gros ouvre mis en chantier par le personnel ouvrier et les moyens de l'Ecole. Le 1er décembre 1956 Monseigneur BARDE, évêque de l'Aumônerie Militaire vint bénir la nouvelle chapelle.

 

Des six Aumôniers qui passèrent à l'Ecole, le père GAULTIER (dit le père Max) y resta 12 années et a marqué de son empreinte un grand nombre d'ancien du Mans.

 

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